La rentrée scolaire

La rentrée scolaire

Excitante pour certains, décourageante pour d’autres, la rentrée scolaire est là.

Après tout, quel moment extraordinaire pour retrouver ses amis et raconter dans les moindres détails les péripéties survenues cet été!

Peu importe l’âge, la rentrée scolaire est synonyme de retour à la routine. Les lunchs, l’autobus, les travaux, les activités parascolaires et les moments inoubliables entre profs-étudiants.

Cela dit, le parcours scolaire permet de développer diverses compétences comme la persévérance, l’autonomie, le travail d’équipe et la saine gestion du stress. Ces caractéristiques sont pertinentes autant pour la vie professionnelle que la vie personnelle. L’école sert de mise en situation de résolution de problème. C’est en quelque sorte un lieu de transition vers la vie adulte.

C’est-à-dire que différents défis sont mis sur le chemin des étudiants (travaux à remettre, relations interpersonnelles à gérer, remises en question, etc.) dans un contexte d’encadrement. En effet, le processus de résolution de problème et de développement de soi est encadré par des ressources humaines (professeurs, directions, éducateurs, conseillers d’orientation, etc.) qui comprennent bien l’état du développement psychologique et social dans lequel se trouvent les étudiants. Il est ainsi plus facile pour ces ressources de répondre adéquatement aux différents besoins des étudiants.

Pourtant, c’est souvent après les études que l’on réalise l’importance du parcours scolaire dans notre développement.

N’hésite pas à consulter les ressources mises à ta disposition lorsque tu en ressens le besoin, telles que celles qui sont offertes par ton CJE (aide en persévérance scolaire, service d’orientation, service d’employabilité, etc.).

Ton CJE te souhaite une bonne rentrée scolaire, une année regorgeante d’occasions favorables à la découverte et beaucoup de plaisir en bonne compagnie! 😊

Les préjugés envers la jeunesse

Ah les jeunes… Les jeunes de nos jours… C’était mieux dans mon temps… Si vous n’avez jamais entendu de telles affirmations, la suite pourrait vous surprendre. Ces énoncés témoignent de préjugés auxquels les jeunes sont sujets. Quels sont-ils?

Party fréquent, constante remise en question de l’autorité, abus de drogues et d’alcool, retranchés dans leur univers, se couchent et se lèvent tard, désordonnés, irrespectueux, écoutent de la musique à tue-tête, passent la majorité de leur temps sur internet, sans considération pour le futur et j’en passe…

Ces caractéristiques stéréotypées marquent l’imaginaire collectif et peuvent coller à la peau des jeunes malgré eux. Ces généralisations sont la plupart du temps émises par des personnes qui ont oublié à quoi ressemblait leur propre jeunesse. Les jeunes souhaitent changer le monde pour le reconstruire en fonction d’idées nouvelles, pouvant par le fait même déranger les mentalités établies. Ces souffles nouveaux contribuent à l’évolution des sociétés et ce sont les jeunes de toutes générations y prennent part.

Ces perceptions erronées peuvent avoir des répercussions sur le marché du travail, particulièrement lorsque vient le temps de trouver un premier emploi. Trop jeunes, manque d’expérience ou diplomation inadéquate sont des défis souvent rencontrés par des jeunes quittant les bancs d’école. Les stéréotypes peuvent influencer consciemment ou non la décision de l’employeur pouvant y voir une incapacité causée par l’inexpérience. Cela dit, il faut bien commencer quelque part!

Sur le plan individuel, la jeunesse et particulièrement l’adolescence, est une période de construction de l’identité. Le détachement du nid familial, la découverte de centres d’intérêt et le développement personnel s’effectuent par une foulée d’expériences qui laissent parfois les jeunes dans un flou inconfortable, mais nécessaire.

La jeunesse comporte des épreuves communes à toutes générations. Tous ont avantage à guider les jeunes dans leur quête de sens qui seront eux aussi les artisans d’un futur lumineux.

Vivre en harmonie

Ah la musique… Elle est plaisante à écouter pour se motiver, se changer les idées et se relaxer. Souvenez-vous de souvenirs mémorables que vous associez à la musique. Un party inoubliable, une peine d’amour douloureuse ou une séance d’étude intense la veille d’un examen. Sachez que la musique est tout aussi extraordinaire à jouer pour les mêmes raisons. Après tout, qui ne chante pas sous la douche de temps à autre!

Jouer de la musique peut paraître complexe, mais c’est à la portée de tout le monde qui se donne le temps d’apprendre. Après les premières fausses notes, un sentiment de satisfaction profond vous guidera dans l’apprentissage de votre instrument. Plein de ressources sont disponibles gratuitement sur internet pour expliquer les bases et aider à progresser.

Apprendre à jouer de la musique sollicite la capacité de concentration, puisque l’on doit décortiquer les mouvements à enchaîner ou mémoriser les paroles. Comme jouer de la musique nécessite plusieurs heures de pratique, le développement de l’autodiscipline permet de s’améliorer en pratiquant régulièrement. Qui dit autodiscipline, persévérance et concentration dit compétences utiles pour la réussite scolaire et professionnelle. Deux pierres d’un coup!

Aussi, jouer de la musique permet de canaliser son stress et d’exprimer ses émotions. Au même titre que le sport fait du bien après une journée chargée, chanter des paroles qui correspondent à notre état d’esprit ou taper sur des peaux de tambours énergétiquement peuvent faire le plus grand bien. La pratique de certains instruments mène au développement de la coordination, un apprentissage qui peut être utile, entre autres, pour la pratique d’un sport.

Finalement, la musique a un grand pouvoir rassembleur. Des gens de partout à travers le monde se rassemblent pour assister à des spectacles. Les échanges culturels que permet la musique marquent des générations entières. Que ce soit pour faire de nouvelles rencontres ou pour partager sa passion avec des amis autour d’un feu de camp, les possibilités sont infinies. Si tu as envie d’apprendre à jouer de la musique, je t’encourage à le faire! Vas-y à ton rythme!

L’abus

Le dictionnaire Larousse définit l’abus comme suit : Mauvais emploi, usage excessif ou injuste de quelque chose. Il existe différents types d’abus : d’autorité, de confiance, de pouvoir, de droit, de fonction, social, financier, émotif, physique et sexuel.

Le mien?

À l’âge de 4 ans, j’ai été victime d’abus sexuel. Oui, je sais c’est un sujet difficile à lire, à entendre, c’est un sujet tabou. Toi qui lis ces lignes, tu trouveras peut-être que je suis dégagée de ma situation, mais je te dirais que non. Dis-toi plutôt qu’il y a eu énormément de travail fait sur moi pour arriver à en parler ouvertement. J’ai été plusieurs années à chercher qui j’étais. C’est dans la vingtaine que j’ai réalisé que je devais aller chercher de l’aide (avoir su, j’y aurais été avant…). Il n’y a tellement pas de honte à se faire aider.  Si j’écris ce texte, c’est que je crois fortement que cela peut aider des personnes qui ont vécu la même chose que moi.

Être victime d’abus sexuel, c’est s’être fait arracher son enfance, avant même d’avoir eu la chance de la vivre pleinement. C’est grandir dans la crainte et la peur. C’est se replier sur soi et se forger une carapace tellement énorme qu’on a l’impression de ne jamais avoir vécu cela. C’est faire des cauchemars chaque nuit. C’est se questionner constamment parce que ça détruit l’estime de soi. À l’âge adulte, c’est avoir de la difficulté à aimer pleinement et simplement. C’est devenir maman et être inconsciemment très protectrice. Je te rassure tout ça s’améliorer et se travaille. 

Pour moi, j’ai trouvé important de faire le processus de dénonciation. J’ai dénoncé et je n’ai pas gagné. J’ai toujours trouvé que le terme gagner ne faisait pas de sens dans cette situation. Au final, je ne gagnais rien de plus c’est-à-dire que je ne remportais pas de voyage ou remporter 50 000 $ à la loterie, mais j’allais me tenir debout devant mon agresseur et raconter mon histoire devant lui. Je donnais la permission à la petite fille de 4 ans enfouie en moi de se tenir debout devant la personne qui lui a arraché son enfance. Pour moi, c’était ça ma victoire. Une personne très importante pour moi m’a déjà dit : « À la fin du procès, quand tu franchiras la porte, tu déposeras les 40 livres de poids que tu traines sur tes épaules, depuis toujours, ce sera ça ta victoire. Sincèrement, merci Francis, car tu avais vraiment raison. Oui je peux dire que j’ai gagné!

Pour toi qui as vécu possiblement un abus et qui lis ce texte en ce moment, sache qu’il y a de la lumière au bout du tunnel. Il est possible de réapprendre à t’aimer pleinement et si fort. Tu vas pouvoir reprendre le goût de vivre ta vie à 100 milles à l’heure. Tout ça se peut même si tu crois que c’est très loin pour toi. Tu dois croire en toi, même si en ce moment c’est difficile. Va chercher l’aide dont tu as besoin. Si j’ose en parler, c’est pour que tu comprennes que tu peux t’en sortir, toi aussi. Ne reste pas seul avec ce que tu as vécu, car n’oublie pas que cela ne nous définira jamais en tant que personne.

Tu peux contacter l’organisme le CALACS pour les abus sexuels et la violence. Des intervenants en or sont formés pour bien aider les victimes. Le numéro est 418-774-6856. Tu peux aussi contacter Info Social au 811, ils prendront le temps de t’écouter et pourront te référer au bon endroit. Tu peux aussi parler à un intervenant en qui tu as confiance que ce soit à l’école ou dans un organisme ou à ton CJE.

Pour mon entourage, j’aimerais prendre le temps de remercier les gens qui m’ont soutenue, pendant toutes ces années. Pour vrai, maman et papa, merci d’avoir été présents et de l’être encore aujourd’hui. Je sais que pour des parents, c’est quelque chose de vraiment difficile à vivre. Francis, merci pour ton écoute, ton support et de croire autant en moi. Je l’apprécie grandement! Un énorme merci à ma patronne Caroline qui avec son ouverture d’esprit et sa compréhension me permet d’écrire des textes qui ne sont pas toujours faciles à lire. Tu es une patronne su’a coche.

Nouvelle année, nouveaux défis

Ah la nouvelle année, une excellente occasion de penser à toutes ces résolutions non tenues des années antérieures… En quoi cette année pourrait-elle se démarquer des autres?

En plus, c’est janvier… Il neige, il fait parfois très froid et il est si tentant de se réfugier à l’intérieur. Il faut dire que la pandémie actuelle nous incite à apprivoiser l’idée de sédentarité.

Cela dit, pourquoi ce contexte ne pourrait-il pas représenter une occasion de prendre du temps pour soi-même et de s’accorder des moments pour se retrouver alors que nous n’avons pas l’habitude de le faire en temps « normal ».

Je choisis 2021 pour accorder un temps de qualité à la personne la plus importante de ma vie… MOI! Le contexte hivernal de distanciation physique peut être une occasion idéale pour découvrir les beautés naturelles de notre région.

La marche extérieure, les randonnées et le ski de fond sont des exemples d’activités permettant de découvrir le paysage local tout en s’aérant le corps et l’esprit. Il est important de prendre soin de soi et d’écouter son corps dans des périodes qui sont à priori plus difficiles ou plus solitaires.

Le changement est positif si l’on sait l’accueillir.

Pour parler à une ressource : 811 Info-social.

Nouvelle année, nouveaux défis. Bonne année!

Sur ce, je suis parti en randonnée.

L’anxiété : le mal invisible

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été la fille qui répondait « présente » lorsqu’une personne avait besoin d’aide.  Je suis éducatrice spécialisée de formation donc je prenais mon rôle très à cœur que j’appliquais dans ma vie en général. J’ai vécu des situations, des événements ou j’enterrais mon mal bien profond dans le sol. Je vivais dans l’ombre des autres et je nageais à la surface de l’eau afin de garder la tête en dehors pour respirer un peu. J’aidais, j’accompagnais et je supportais sans même prendre conscience de ce qui se passait à l’intérieur de moi.

Parce que franchement! Je suis une intervenante moi! Je n’ai aucun droit de sombrer. Je dois me tenir debout!

Un beau jour, la superwoman que je croyais être a frappé son mur. Elle a frappé si fort qu’elle a coulé au fond de l’eau.

Par contre, l’anxiété n’arrive pas comme ça. L’anxiété arrive en conséquence de choix que nous faisons dans notre vie. Nous ne sommes souvent pas conscients de tout le mal que nous nous faisons vivre. J’ai bien accepté et pris des décisions qui m’ont fait souffrir et qui aujourd’hui m’ont fait grandir. J’ai été la reine pour me lapider moi-même. Rien ne paraissait de l’extérieur, car j’ai aussi une poker face incroyable.

Quand l’anxiété est bien installée, ça te ronge de l’intérieur. Ça te brûle la gorge, ça t’empêche de respirer et des nuits blanches, tu en passes énormément. Tu pleures constamment et tu ne sais même pas pourquoi. Je me suis vue assisse, dans ma cuisine par terre, à laisser couler toutes les larmes de mon corps, à hurler de douleur. J’ai passé des jours à me demander « Pourquoi moi? Qu’est-ce que j’avais de mal pour ne pas être à la hauteur? Pourquoi? Qu’est-ce que j’avais de honteux? ». J’ai voulu disparaître et ne plus être ici.

Je continuais de me dire que ça ne faisait pas de sens, car après tout j’étais intervenante. Des gens comptaient sur moi… Mais de quoi aurais-je l’air? Parce que je faisais ce métier, je ne pouvais pas vivre ça. Une belle pression de plus ajoutée sur mes épaules.

Faut quand même se dire que de base, nous sommes responsables de notre bonheur, mais aussi de notre malheur. Après des mois, voir même des années, j’ai décidé de m’en sortir. Je connaissais très bien la méthode à suivre parce que j’accompagnais des gens à longueur de journée avec ce même problème. J’ai consulté un médecin, un travailleur social et une psychologue. Je me suis inscrite au gym pour évacuer ce stress intense. J’ai accepté de prendre une médication. Après tout, combien de gens autour de vous en prennent? Vous êtes vous déjà posé la question? Ce n’est pas la solution gagnante pour tout le monde, mais pour moi, ç’a fonctionné. J’ai travaillé fort sur moi et je continue encore. J’apprends à être bien avec moi-même, à m’aimer très fort.

J’ai déjà dit que je croyais que la première chose que nous devrions enseigner à nos enfants, c’est d’apprendre à s’aimer si fort. De leur apprendre à être en totale harmonie avec eux-mêmes. C’est ce que j’essaie d’apprendre aux miens.

Malgré tout ça, je suis fière de la personne que je suis. Je suis redevenue aujourd’hui la fille énergique qui a le goût de vivre. Je respecte mes limites, mon énergie ainsi que ma fatigue. Ce que j’ai le plus envie de te dire à toi qui vit peut-être la même chose c’est « Ne reste pas seul avec ta souffrance ». À part mon entourage, je ne crois pas que les gens auraient pu savoir que je vivais tout ça. Je suis celle qui avance avec le sourire au visage, malgré ce que je peux vivre. Sache qu’il y a énormément de ressources pour toi. Tu peux recevoir l’aide dont tu as besoin. Si j’ose parler de tout ça aujourd’hui, c’est que je veux te montrer à toi qui souffre que tu peux t’en sortir. Ne baisse pas les bras, la vie vaut la peine et TA vie est tellement importante. Tu mérites d’être heureux, tu peux me croire.

Tu peux contacter :

Info-Santé et Info-social au 811 te permet de parler à un intervenant qui saura te guider et t’aider. Tu peux aussi contacter le CLSC près de chez toi. Ils sont sur place et ils peuvent aussi t’apporter l’aide dont tu as besoin. Dans chaque Carrefour jeunesse-emploi de ta région, il y a aussi des intervenants sur place qui peuvent te recevoir et être là pour toi.

Ne l’oublie pas, tu es la personne la plus importante de ta vie.

Persévérance scolaire en temps de pandémie

Alors que la rentrée scolaire frappe à la porte, des milliers de jeunes partout au Québec devront conjuguer avec les nouvelles mesures sanitaires en vigueur dans les écoles. La distanciation physique et le télétravail peuvent représenter des défis importants chez les jeunes pour qui la socialisation est au cœur de leur développement.

Avec de telles conditions réunies, on peut s’attendre à ce que le décrochage scolaire prenne de l’ampleur. Il est primordial d’outiller et d’encadrer les jeunes à risque de décrocher en les référant aux ressources adéquates.

Ton CJE offre des ateliers de persévérance scolaire et du soutien en continu adapté aux besoins des jeunes de 15 à 19 ans. Avant la rentrée ou durant l’année scolaire, nous sommes présents pour toi et c’est gratuit!

Un simple appel, texto ou courriel et nous évaluerons tes besoins!

Téléphone : 418.248.3522

Texto : 581.222.1184

Courriel : intervenant2@cjemontmagny.com

Travailler à l’heure du déconfinement

À l’heure du déconfinement, de nombreux travailleurs sont encore sans emploi. La Prestation canadienne d’urgence se terminant à l’automne, certains chômeurs ou temps partiels devront trouver un emploi ailleurs pour répondre à leurs besoins.

Donc, les circonstances sont opportunes pour faire une démarche en recherche d’emploi. Alors que l’économie a ralenti à cause de la COVID-19, de nombreuses entreprises magnymontiennes recrutent et souhaitent reprendre une cadence habituelle. Réaliser une telle prouesse sans la contribution des travailleurs est impensable.

En somme, une démarche d’orientation peut s’avérer nécessaire pour s’accomplir professionnellement. Cette démarche permet d’identifier des champs d’activités correspondant à nos forces et à nos valeurs.

De plus, trouver un emploi qui saura répondre à nos besoins peut impliquer un retour aux études. Quelques années d’études à temps plein ou partiel peuvent suffirent pour obtenir une spécialisation spécifique permettant d’obtenir un poste qui saura nous réjouir pour les années à venir.

Les possibilités d’emploi sont vastes et de nombreux bijoux se cachent peut-être tout près de chez vous. Mettez toutes les chances de votre côté et contactez un spécialiste en employabilité et en orientation dans vos démarches!

Retour au travail après la pandémie

Depuis le 16 mars, votre CJE et plusieurs autres entreprises sont en confinement avec des employés en télétravail et d’autres en milieu de travail, mais avec une limitation d’accès pour les clients. Le monde du travail a été lourdement ébranlé et les équipes de travail ont dû rapidement s’adapter dans un nouveau contexte de distanciation sociale, physique et émotionnelle.

Chapeau à chaque entreprise, organisme, structure, bénévole, employé(e) pour ce courage, cette attitude positive et cette force collective! Le positif de ce virus sera justement cette persévérance et cette union malgré la distance…

Maintenant, le déconfinement progressif débute et chacun sera appelé à retourner sur les lieux de son travail ou à rechercher un nouvel emploi. Plusieurs ont des craintes, des doutes, des peurs, des questionnements et des demandes particulières selon leur état de santé. Il est très important de comprendre les mesures de protection que les employeurs doivent adopter et d’avoir un constat de la situation du marché de l’emploi.

Mesures de protection de la santé des travailleurs :

L’employeur doit prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique du travailleur, tel que le prévoit l’article 51 de la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST). Pour ce faire, l’employeur doit mettre en œuvre des mesures d’identification, de contrôle et d’élimination de ce risque biologique. À titre d’exemple, voici des mesures de prévention à mettre en œuvre pour réduire ce risque:

Les travailleurs devraient être informés des risques et des mesures de prévention mises en œuvre pour les réduire et les contrôler.

Pour résumer le marché de l’emploi présentement :

  • plusieurs étudiants ont perdu leur emploi ou ont beaucoup moins d’heures au travail;
  • le secteur de l’hébergement et de la restauration sont les plus touchés;
  • l’ouverture des entreprises risque une contagion plus poussée si les mesures de protection ne sont pas bien respectées;
  • taux de chômage en hausse et l’emploi en baisse;
  • pénurie d’employés dans les services essentiels, loisirs, service à la clientèle, manœuvre, agricole, entretien paysager et ménager;
  • le secteur privé sera le plus affecté. Risque de fermeture d’entreprises si l’aide gouvernementale cesse donc il faut accentuer fortement l’achat local dans la MRC de Montmagny;
  • la détresse psychologique et la grande peur du retour au travail sont des facteurs dont il faut tenir compte.

Si vous êtes sans emploi, c’est une bonne période pour faire de la recherche puisque plusieurs secteurs sont en pénurie d’employés et ils ont un énorme besoin de renfort! Les entrevues par Skype, Zoom, Messenger et téléphonique sont à favoriser, l’envoi des lettres et CV par courriel aussi. Il est aussi possible de poser vos questions sur les règles de sécurité à l’employeur potentiel à la fin de l’entrevue afin de vous rassurer.

Le Carrefour jeunesse-emploi de la MRC de Montmagny est toujours là pour vous aider dans votre recherche d’emploi (orientation, entrevue, CV, lettres, «pitch mail», employeurs potentiels, marché de l’emploi, connaissance de soi, etc.). Contactez-nous au 418 248-3522, par courriel à info@cjemontmagny.com ou par texto au 581 222-1184 pour obtenir des conseils judicieux.

Sources : Emploi-Québec,  Banq et CNESST

Les tendances à l’autosabotage en recherche d’emploi…

Plusieurs chercheurs d’emploi ont une tendance inconsciente à l’autosabotage et nous allons voir les attitudes à éliminer et à adopter.

L’attitude est une disposition psychologique qui détermine les comportements, le message fondamental, la stratégie, l’angle de vision, ses convictions, les thèmes que l’on insiste souvent, la personnalité et même les silences, les regards, les intonations, les choix du vocabulaire et les mimiques. À première vue, l’attitude n’est pas considérée par l’employeur comme un critère d’embauche, pourtant, peu importe le domaine de compétences, les attitudes jouent un rôle très déterminant dans la recherche d’emploi.

Chacun possède son bagage personnel, ses expériences, ses convictions, ses valeurs, ses croyances depuis sa tendre enfance.  Pour survivre socialement, le chercheur d’emploi apprend très tôt à développer certains éléments de sa personnalité, tout en étant forcé d’en camoufler d’autres.  Il se sent vulnérable, car son identité et même sa valeur humaine peuvent être remises en cause. D’ailleurs, il s’agit d’une situation d’instabilité et d’incertitude ainsi que de compétition envers les autres chercheurs d’emploi pour certaines personnes.

Plusieurs chercheurs adoptent une attitude d’autosabotage sans qu’ils s’en aperçoivent et ils sacrifient justement ce qu’il leur permettrait de trouver une issue à leur situation (chômage, sans revenu, aide de dernier recours, etc.). Il serait donc bien de s’arrêter en prenant du temps pour identifier et comprendre les racines mêmes de ce raisonnement.

Typologies des attitudes

  1. L’orphelin Larmoyant :
  • Vidé, misérable, vie lamentable, timide soumission
  • Aimerait redevenir un enfant sans défense
  • Cherche un regard de sympathie qui compatirait avec sa nostalgie vers le passé
  • Cherche la sécurité, la protection d’un être suprême
  • Mélodrame
  • S’avoue vaincu dès le départ, échec
  • Joue sur les sentiments, cherche à culpabiliser l’employeur en suscitant la pitié
  • Sentiment d’infériorité ou aucun contrôle sur sa vie, il demande subtilement d’être pris en charge
  • Offre un dévouement total
  • Docile et reconnaissant jusqu’à la fin de ses jours «dans une cage au pet shop»
  • Se justifie beaucoup

À travailler : Être moins centré sur ses handicaps, rehausser la confiance en soi, miser sur les capacités qu’il a déjà plutôt que s’apitoyer sur celles qu’il n’a pas encore. Établir un bilan de ses acquis et rechercher la meilleure façon de les mettre en valeur.

  1. Le bon élève :
  • Des chercheurs d’emploi sortent de l’école en se percevant encore comme des étudiants
  • Dans le moule parfaitement, il livre un excellent exposé oral, il apprend les réponses par cœur, mais d’où aucune communication réelle ne peut se faire
  • Peur de l’erreur l’empêche d’être lui-même et il utilise un langage emprunté
  • Vague, polyvalent, laisse un maximum de portes ouvertes, aime tout, aucun choix
  • Manque beaucoup de confiance en lui, semble impossible d’être intéressant aux yeux de l’employeur en étant lui-même
  • Veut plaire avant toutes choses, il est gentil, applique à la lettre les consignes

À travailler : Apprendre à sortir du cadre habituel et des lieux communs. Se faire confiance, faire valoir sa personnalité et moins se concentrer sur les aspects techniques ainsi que la performance. Entrer en contact avec son interlocuteur, s’abandonner, tenir un discours chargé de vie, d’émotion et être plus attentif à l’effet produit sur ses paroles.  Être authentique!

  1. Le Super-héros :
  • Se donner une mission
  • Peu à l’écoute de l’employeur
  • Valorise le changement
  • Arrogant, imposant
  • S’intéresse très peu à la dynamique de l’entreprise
  • Supérieur à l’employeur, celui-ci a besoin de lui et fait appel à ses services
  • Le nombril du monde, assurance démesurée

À travailler : Oser révéler son véritable visage et enlever le masque de la grande confiance en lui, car il en possède peu. Cesser d’incarner le rôle de super-héros et croire tout simplement en ses capacités. Être plus réaliste dans ses projets, rêves, objectifs et échéanciers. Il aurait avantage à susciter plus de sympathie envers les autres et d’humilité, l’importance du rapport humain immédiat.

  1. Le combattant Enragé (une des attitudes la plus kamikaze, destructrice):
  • Ne veut pas perdre la face
  • Ironique, il semble avoir hâte que l’entrevue finisse
  • Agressif, fermé, cynique et manifeste une tendance au harcèlement, il est en guerre
  • L’employeur est supérieur
  • Situation de crise, sa survie est menacée
  • Agit en désespoir, un petit animal traqué
  • Un chercheur d’emploi blessé

À travailler : Son énergie et son émotion sont sa force, il peut apprendre à s’en servir positivement et à les gérer. Ses émotions prouvent qu’il est sensible et impliqué dans ce qu’il vit, il a du courage et de la détermination. Il doit reprendre le contrôle de la situation plutôt que de servir à sa propre destruction et prendre le recul nécessaire face à sa colère.

  1. L’impuissant Bienheureux (la plus DANGEREUSE des attitudes)
  • Se prouver à lui-même l’absurdité du monde du travail
  • Aime bien se déresponsabiliser
  • Démissionne prématurément, autosuffisance
  • Dégage un sentiment de vide, d’angoisse
  • Il ne prend pas de décisions
  • Chercheur d’excuses
  • Admirables martyrs, la recherche d’emploi est une punition
  • Accepte avec sérénité son autodestruction, absence de but

À travailler : Prendre du temps pour travailler et réaliser quelque chose de productif et qu’il aime. Cesser de tromper les autres avec son bien-être intérieur et démontrer son impuissance, son désespoir, son angoisse et son grand vide (symptômes de dépression, criminalité, suicide, toxicomanie). L’impuissant bienheureux doit déterminer lequel de ces deux termes est mensonger chez lui et aller vérifier ce qui se cache vraiment derrière. Il doit devenir lui-même, se connaître, se questionner et s’engager personnellement.  Sa facilité à lâcher prise l’aidera afin de tolérer la peur de l’inconnu plutôt que d’accepter prématurément sa mort.

J’espère que chacun trouvera sa voie et travaillera sa confiance, ses forces, ses buts, ses capacités et ses défis. 

Bonne recherche en vous!

Source : « Déjouer les attitudes kamikazes en recherche d’emploi. Mathieu Guénette, conseiller d’orientation »

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